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 Le Temps de Noël

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Evelyne
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MessageSujet: Le Temps de Noël   Dim 16 Nov - 18:24

ORIGINE ET HISTOIRE DE LA FÊTE DE NOËL.

1. Quelle est l'origine de la fête de Noël ?
La fête pré chrétienne du 25 décembre à Rome
Des le premier siècle avant J-C, on célébrait à Rome le culte de Mithra, d'origine persane, importé à Rome par les légionnaires romains. Mithra était la divinité perse de la lumière. On fêtait le 25 décembre, pour le solstice d'hivers, la naissance de Mithra le soleil invaincu (Dies natalis solis invicti). On le fêtait par le sacrifice d'un jeune taureau.
En 274, l'empereur Aurélien déclare le culte de Mithra religion d'état et il fixe la célébration du solstice au 25 décembre
La fête du 25 décembre devient une fête chrétienne
Fêter un anniversaire de naissance ne faisait pas partie des traditions juives, car ces pratiques étaient d’origines païennes. Les premiers chrétiens les ont rejeté jusqu’au 4e siècle de notre ère. La fête de Noël n'existait donc pas au début du christianisme. C'est seulement à partir du II° siècle que l'Église a cherché à déterminer dans l'année le jour de la naissance de Jésus sur lequel les évangiles ne disent rien. Des dates différentes ont été proposées : le 6 janvier, le 25 mars, le 10 avril ...
A Rome, l'Église a choisi le 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus, sans doute pour faire pièce à la fête païenne de la naissance de Mithra. Vers 330 ou 354, l'empereur Constantin décida de fixer la date de Noël au 25 décembre
En 354, le pape Libère instaura la célébration de la fête du 25 décembre. qui marque le début de l'année liturgique. Cette date a une valeur symbolique. En effet, en s'inspirant de Malachie 3/19 et Luc 1/78, on considérait la venue du Christ comme le lever du "Soleil de justice". La fête de Noël célèbre ainsi la naissance de Jésus soleil de justice.
La fête du 25 décembre est arrivée progressivement en orient et en Gaule : en 379 à Constantinople, au début du Vème siècle en Gaule, au cours du Vème à Jérusalem et à la fin du Vème en Égypte. Dans les Églises d'orient, au 4ème siècle, on célébrait, sous des formes diverses, le 6 janvier la fête de la manifestation de Dieu.

2. Histoire de la fête de Noël jusqu'à la fin du Moyen Age
L'empereur Théodose en 425. codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël. La fête du 25 décembre est devenue exclusivement chrétienne. Clovis est baptisé dans la nuit de Noël 496. En 506, le concile d’ Agde en fait une fête d’obligation. En 529, l’empereur Justinien en fait un jour chômé.
La messe de minuit se célèbre dès le V° siècle, avec le pontificat de Grégoire le grand. Au VII° siècle, l'usage s' établi à Rome de célébrer 3 messes : la vigile au soir du 24 décembre, la messe de l'aurore et la messe du jour le 25 décembre.
La fête de Noël s'est répandu progressivement en Europe. Elle a été célébrée à la fin du V° siècle en Irlande, au VII° en Angleterre, au VIII° en Allemagne, au IX° dans les pays scandinaves, au IX° et X° dans les pays slaves.
A partir du XII°, la célébration religieuse est accompagnée de drames liturgiques, les "mystères" qui mettent en scène l'adoration des bergers ou la procession des mages. Ces drames liturgiques se jouaient primitivement dans les églises, puis sur les parvis.

3. Histoire de la fête de Noël depuis la Renaissance
Les crèches d'église apparaissent en Italie au XV° et l'arbre de Noël en Allemagne au XVI°. Puis les crèches familiales, napolitaines puis provençales, se développent a partir du XVII°.
Au moment de la Réforme en1560, les protestants s'opposent à la crèche et préfèrent la tradition de l'arbre de Noël. Avec la contre réforme au XVII° , les représentations des drames liturgiques sont interdites parce qu'elles sont devenues trop profanes.
Au XIX°, le père Noël apparaît aux États-Unis. Il se répand en Europe après la deuxième guerre mondiale. A partir du XIX°, les organismes de charité offrent aux plus démunis le traditionnel repas de Noël. Actuellement, Noël tend à devenir principalement une fête de l'enfant et de la famille.

SENS DE LA FÊTE DE NOËL

1. Jour de Noël fête familiale et fête des enfants
Le jour de Noël est une fête familiale: moment privilégié pour se rassembler en famille, toutes générations confondues. Cette fête, par toutes ses formes d’expression, crée des souvenirs communs et entretient le sentiment d’appartenance à une famille. Chacun trouve, à sa manière, cette façon de construire ce lien : partager un repas, une veillée, écouter des histoires, se réunir autour de la crèche.
Avec la place grandissante de l’enfant dans la famille, Noël est devenu une fête des enfants : nuit magique où les désirs des enfants sont réalisés, pour le plus grand bonheur des adultes.

2. Noël message de paix
"Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre ! " : voilà ce que chantaient les anges à la naissance du Christ. L'annonce de la naissance du messie est un message de paix.
Le pape adresse chaque année pour Noël un message de paix au monde.

3. Partager la joie du jour de Noël
Pour tous ceux qui d'une certaine manière se trouvent exclus de la fête, il importe de faire partager la joie de Noël.
La veille au soir du jour de Noël, les petits frères des Pauvres réveillonnent avec les personnes âgées. Des associations caritatives, comme le Secours catholique, organisent le jour de Noël des distributions de cadeaux pour les sans domicile fixe, les isolés, les malades, les personnes âgées.

4. Noël fête de l' Incarnation, fête de la venue du Fils de Dieu dans le monde
Après avoir vu différents aspects humains de la fête de Noël, regardons la signification divine de cette fête. Noël est la fête qui célèbre la venue du fils de Dieu dans le monde. Avec la naissance de Jésus, c'est le mystère de l'incarnation qui s'accompli : c'est le fils unique de Dieu qui s'est homme. Pour utiliser le vocabulaire de l'Évangile de St Jean (2/14) "le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous". Autrement dit, Jésus qui est né à Noël est le fils de Dieu. C'est aussi ce que dit saint Paul dans l'épître aux Philippiens (2/6-Cool "Jésus, de condition divine, ne retint jalousement le rang qui l'égalait à Dieu, mais il s'anéanti lui même en prenant la condition d'esclave et devenant semblable aux hommes
Les deux conciles de Chalcédoine en 451 et 553 ont précisé que Jésus est vrai Dieu et vrai homme, qu'il est une seule personne en deux natures divine et humaine. On appelle union hypostatique l'union des deux natures, divine et humaine, en une seule personne. C'est le dogme de l'incarnation.
Dieu s'est fait homme pour que nous participions à sa nature divine et pour effacer le péché originel et nous pardonner nos péchés. C'est le but de l'incarnation.
C'est la troisième messe de Noël, qu'on appelle la "messe du jour", qui exprime le mieux la signification profonde de Noël.

du site : Cybercuré

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Dernière édition par Evelyne le Dim 1 Mar - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Temps de Noël   Dim 16 Nov - 18:26

Le temps de Noël, qui commence avec les Vigiles de la Nativité du Seigneur, dans la nuit du 24 au 25 décembre, dure jusqu'au Baptême du Seigneur.

Il comprend de nombreuses fêtes qui se succèdent à un rythme impressionnant : dès le lendemain de Noël : saint Étienne, le premier martyr, semble signer de son sang la réalité du mystère de l'Incarnation. Puis ce sont saint Jean et les Saints Innocents (les 27 et 28 décembre), le dimanche de la sainte Famille et la fête de la Mère de Dieu (1er janvier), avant que tout ne se concentre et, pour ainsi dire, se résume, dans la fête de l'Épiphanie, que nos frères d'Orient appellent fête de la Théophanie, associant dans une même célébration liturgique les trois premières manifestations du Fils de Dieu au monde : l'adoration des mages à la crèche, la baptême de Jésus par Jean le Baptiste, et le miracle de l'eau changée en vin à Cana.

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MessageSujet: Re: Le Temps de Noël   Dim 16 Nov - 18:26

Fêtée traditionnellement le 6 janvier, la solennité de l’Épiphanie évoque la venue des mages à Bethléem, pour adorer l’enfant. Mais, selon le sens même de son nom qui signifie en grec «manifestation», elle recouvre en fait bien d’autres mystères, comme le maintient la tradition de l’Orient chrétien, en particulier le baptême du Christ au Jourdain et sa venue aux noces de Cana où il accomplit son premier signe. «Aujourd’hui, disait saint Pierre Chrysologue, au Ve s., les mages qui cherchaient un seigneur brillant dans les étoiles, le trouvent vagissant dans une crèche. Aujourd’hui, le Christ entre dans le sein du Jourdain pour y laver le péché du monde. Aujourd’hui, le Seigneur accomplit le premier des signes du ciel en changeant l’eau en vin.»

Il ne s’agit donc pas de s’émerveiller devant un conte de fées — des rois couvrant de présents un enfant pauvre ! — mais de rendre grâce pour la fête de l’universalité qu’est l’Épiphanie. Déjà les détails rapportés par l’évangéliste nous montraient que les figures étaient accomplies, mais aussi subtilement déplacées : ce n’est pas à Jérusalem qu’apparaît l’enfant, mais à Bethléem, «le plus petit des clans de Juda» ; à l’or qui manifeste sa royauté et à l’encens qui exalte sa divinité, les mages joignent un cadeau que n’avait pas annoncé le prophète : la myrrhe qui préfigure son ensevelissement et indique que la puissance de l’enfant se révèle dans son humilité, et jusqu’à l’offrande de sa vie.

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MessageSujet: Re: Le Temps de Noël   Sam 3 Jan - 14:15

Origine du mot ‘Epiphanie’

Le mot « épiphanie » n’est pas un mot biblique en tant que tel : il a ses racines dans la culture grecque profane. A l’origine, il signifie ce qui apparaît, ce qui survient, avec une notion de puissance divine ou de renom.
Il n’est pas utilisé dans les évangiles, mais bien dans les écrits pauliniens, toujours en lien avec la personne du Christ. La plupart du temps, le mot est traduit en latin par « adventus », ce qui doit venir, l’avènement , un synonyme donc de ce temps préparatoire à la fête de Noël. Une seule fois, le texte parlera d’illumination », ce qui rejoindra le thème de la lumière qui se déploie dans cette fête, plus particulièrement dans la première lecture.
En voici deux citations, comme en écho de ce que la liturgie nous propose :
1 Tm 6,14 : Garde le commandement en demeurant sans tache et sans reproche, jusqu’à la manifestation de notre Seigneur Jésus Christ, qui fera paraître aux temps fixés le bienheureux et unique souverain, le roi des rois et Seigneur des seigneurs, le seul qui possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir.
2 Tm 4, 8 : Dès maintenant m’est réservée la couronne de justice qu’en retour me donnera le Seigneur, en ce jour-là, lui le juste juge ; et non seulement à moi, mais tous ceux qui auront aimé sa manifestation.
Il s’agit bien de l’avènement, de la venue de Jésus en tant que Messie : cette révélation n’est pas limitée à un cercle restreint d’élus, mais offerte à toutes les nations. La fête de ce jour souligne le caractère universel de cette manifestation, à travers la personne des mages venus d’Orient.
Dans l’Eglise d’Orient, l’épiphanie est une fête plus ancienne que celle de la Nativité ; c’est un autre accent, une autre harmonique de la même réalité. La liturgie, dans son audace créatrice a fait le lien entre trois événements : l’antienne du Magnificat des Vêpres évoque, en un raccourci saisissant, l’étoile qui a conduit les mages au Christ, l’eau changée en vin à Cana et le baptême de Jésus dans le Jourdain. Ces trois événements ne sont pas anecdotiques, mais riches d’une signification profonde. C’est la gloire de Dieu qui se manifeste et qui provoque à la foi ou au rejet. Il ne s’agit pas d’une succession d’épisodes de la vie du Christ, mais bien d’harmoniques sur le thème du mystère pascal, vers lequel tout converge.
La prière d’ouverture actualise cela en des termes simples et concis, selon la formulation de saint Grégoire le Grand : « Aujourd’hui, Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations, grâce à l’étoile qui les guidait ; daigne nous accorder, à nous qui te connaissons déjà par la foi, d’être conduits jusqu’à la claire vision de ta splendeur. »

Revue "Feu Nouveau" 2009 n° 52/1

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MessageSujet: Re: Le Temps de Noël   Aujourd'hui à 18:00

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