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 Semaine Sainte

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Evelyne
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MessageSujet: Semaine Sainte   Ven 30 Mar - 21:20

DIMANCHE DES RAMEAUX

On s’attendrait à des habits austères - on revêt un ornement festif. Ce n’est pas le glas du Vendredi saint - c’est le chant triomphal de Pâques. La procession de ce jour n’est pas un cortège funèbre - c’est une marche victorieuse : GLOIRE, HONNEUR, LOUANGE... La palme, symbole du triomphe, et l’olivier, signe de paix, sont agités avec des Hosannas de joie. C’est que la liturgie n’entend pas rejouer un drame historique. Elle célèbre le Christ présent au milieu de nous, et ce Christ ne souffre plus, ne meurt plus. Il est vivant, ressuscité. Dans cette procession l’Eglise acclame le Christ d’aujourd’hui. Et, même s’il y a une part de souvenir et jusqu’à une part de mime, si nous revivons le déroulement des faits depuis l’entrée à Jérusalem en passant par la Cène jusqu’au Vendredi saint, c’est dans la lumière de Pâques que nous méditons les événements. La libération que le Christ nous a acquise sur la croix, déjà nous en jouissons. Ce n’est pas un retour en arrière, la célébration du souvenir. C’est notre actuelle liberté que nous fêtons.

Plus encore : cette procession célèbre l’avenir, notre propre entrée en gloire dans la Jérusalem céleste. Non seulement le passé et le présent - l’avenir est fêté, et cette procession prend une allure d’Avent. Les thèmes mélodiques rappellent étrangement ce temps liturgique : Portes, levez vos frontons... Béni soit celui qui vient !

Ne sera choqué de ces correspondances que celui qui ne sait combien la liturgie est globale. Aucune fête ne se célèbre isolément, toutes se donnent la main. Noël, qui paraît bien loin, vient ici à son achèvement : le Christ est né pour ce jour où il nous sauve. L’Avent semble bien mal venu, et pourtant la Pâque du Christ provoque un nouvel Avent : la résurrection du Christ nous permet d’attendre la nôtre. Ce Dieu qui est présent dans l’assemblée eucharistique, qui était mort, il viendra accomplir notre résurrection. Nous portons ces rameaux pour fêter le Christ notre Roi ; accorde-nous d’entrer avec lui dans la Jérusalem céleste (Oraison de la bénédiction des rameaux).

Cette vue est fondamentale, sous peine de méconnaître les intentions de la liturgie, et de réduire celle-ci à des souvenirs, émouvants sans doute, mais qui ne seraient que des retours en arrière. Vivons donc la Semaine sainte dans cette optique globale, prenons conscience que ’Eglise, pendant ces jours saints, ne commémore jamais la passion du Christ (qui est du passé), sans célébrer sa résurrection (qui est du présent) et sans attendre son propre passage vers Dieu (qui est à faire).

Enfin, faut-il rappeler que ces liturgies ne seront vraies que lorsque nous nous efforcerons de vivre ce que nous célébrons ? Nous l’avons essayé loyalement pendant tout le Carême. Nous voici au dernier effort, celui de la ligne droite, tout près du but.

Sur le site de "Port saint Nicolas" (voir liens)

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Dernière édition par Evelyne le Dim 1 Mar - 14:39, édité 1 fois
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Evelyne
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MessageSujet: Re: Semaine Sainte   Mer 4 Avr - 18:08

MESSE CHRISMALE



Dans le rite catholique latin, la messe chrismale n'appartient pas, au sens strict, au triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu'elle soit proche de Pâques.

Beaucoup d'évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l'un ou l'autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.

Durant la messe chrismale, l'évêque consacre le saint-chrème et bénit les autres huiles saintes.

Dans les Eglises orientales, cette liturgie chrismale se déroule, dans la plupart des rites, d'une manière plus particulière encore. Il en est ainsi dans la liturgie de l'Eglise Apostolique Arménienne, cette consécration se fait tous les sept ans, uniquement au siège du patriarcat à Etchmiadzin, par le patriarche catholicos lui-même au cours d'une cérémonie très riche de symboles et de signification spirituelle.

Sur le site "Vivre la foi"
http://vivrelafoi.cef.fr/tps_dieu/p_messechrismale.php

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MessageSujet: Re: Semaine Sainte   Mer 4 Avr - 18:17

JEUDI SAINT

Depuis que la réforme liturgique a redonné aux jours saints leur caractère éminemment pascal, le Jeudi saint a retrouvé su véritable "mystique", la célébration de ce qu’il y a de plus central, d’unique dans notre foi : le passage (la Pâque) de la mort à la résurrection.

L’aspect mort, mais d’une mort libératrice est déjà indiqué dans la première lecture où la libération juive est scellée dans le sacrifice d’un agneau, agneau qui préfigure le Christ, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché (l’aliénation) du monde et qui nous donne ainsi notre vraie liberté. Mais c’est surtout Paul qui met en valeur le lien étroit entre l’eucharistie et la mort du Christ en croix, quand il cite les mots de Jésus : ceci est mon corps, mais son corps qui est (livré) pour vous ; cette coupe est la nouvelle Alliance, mais en mon sang versé sur la croix. Et Paul de conclure : Chaque fois que vous mangerez ce pain et que vous boirez à cette coupe, vous proclamerez la mort du Seigneur. Enfin la méditation culmine dans cet étrange récit du lavement des pieds qui semble être un hors-d’oeuvre ici, mais dont le geste renvoie au don entier jusqu’au bout du Christ en croix.

L’Eucharistie est donc en relation directe avec la mort du Christ. Mais elle l’est tout autant avec la résurrection de Jésus. Sans doute, ce soir là, historiquement parlant, Jésus n’était pas encore glorifié. Mais nous qui célébrons aujourd’hui la Cène, nous la célébrons avec le Christ de gloire. C’est le Ressuscité qui est parmi nous et c’est dans l’Esprit qui l’a glorifié que nous le recevons. C’est le repas de notre libération glorieuse que nous prenons.

De notre libération ! Oui, c’est elle que nous célébrons dès ce soir, comme nous la célébrerons encore demain et dans la Nuit pascale. Le grand motif d’action de grâce, la raison de célébrer, les voilà : Christ t’a libéré de l’absurde d’une vie qui finit dans la mort. Christ t’a introduit dans une réussite unique dont su résurrection est le point de départ.

Cette libération, Christ te la donne. Encore te faut-il l’accepter. Te laisser libérer. Qu’il est difficile de quitter nos sécurités, de laisser tomber nos chaînes dorées, d’abandonner nos petits projets pour nous exposer au grand vint, au souffle de l’Esprit ! Ne crains pas de sortir de toi-même pour entrer dans l’Amour. Laisse les "nourritures terrestres", prend le Pain de vie. Dégage-toi, engage-toi. Voilà la vraie liturgie de la grande Pâque.

Pour peu qui nous réalisions ce que nous célébrons en ce Jeudi saint (et à chaque messe) notre coeur frémit d’une grande joie mêlée de crainte. Longtemps le Jeudi saint ne fut qu’un jour de préparation au triduum pascal et surtout à la Nuit de Pâques. On y pratiquait la réconciliation des pêcheurs publics pour leur permettre la communion pendant la Nuit sainte. On y consacrait les huiles nécessaires aux baptêmes de la Veillée pascale.

Aujourd’hui la réconciliation se fait tout au long du Carême et la messe chrismale se célèbre, elle aussi, plus tôt, le Jeudi saint étant déjà surchargé pour l’évêque et ses prêtres. L’office se présente comme une polyphonie où se chevauchent plusieurs mélodies :

Il y a d’abord le chant de l’Agneau pascal : Jésus est maintenant cet agneau immolé, libérateur, donné en nourriture (première lecture). Il y a le thème du sacerdoce : c’est le jour où Jésus dit à toute son Eglise : Faîtes ceci en mémoire de moi ; mais il choisit les Douze auxquels il confie la communauté et, particulièrement, son Eucharistie. Il y a enfin la mélodie de l’Amour. Il est significatif que la liturgie nous donne - au lieu du récit de la Cène elle-même qu’on serait endroit d’attendre ici - celui du lavement des pieds, geste situé dans l’amour jusqu’au bout. L’origine de la messe, c’est le sacrifice du Christ jusqu’à l’extrême. La fin, le but de la messe, c’est encore le don, l’oubli de nous-mêmes dans le service et l’amour de nos frères. Le lavement des pieds exprime éloquemment l’un et l’autre.

Les lectures forment un ensemble cohérent sur l’histoire du salut dans ses célébrations. L’Ancien Testament nous rapporte comment se célébrait la Pâque juive : Paul nous raconte la célébration de la Pâque du Christ et l’évangile nous indique comment nous devons célébrer notre Pâque.

sur le site de PSN
http://www.portstnicolas.org/spip.php?article2092

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